Dans le cadre du projet de loi de finances rectificatives pour 2011, le gouvernement envisage de modifier la fiscalité des résidences secondaires.

Plus particulièrement visés : les propriétaires expatriés de résidences secondaires. En effet, expliquent Les Échos du 17 mai, « ils ne perçoivent pas de revenus fonciers imposables en France, et ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu. D’où le projet d’instaurer une nouvelle taxe, à compter du 1er janvier 2012 ». Cette taxe représenterait 20% de la valeur locative cadastrale du logement et serait due par les propriétaires fiscalement domiciliés à l’étranger et qui gagnent en France moins de 75% de leurs revenus. Selon le gouvernement, environ 11% des résidences secondaires seraient concernées, soit 363.000 logements. Pour Capital.fr, « cette réforme devrait [...] accélérer la fuite de cette clientèle [étrangère] qui, depuis plusieurs années, déserte l’hexagone ». Le site économique rappelle ainsi que la clientèle étrangère ne représente plus qu’à peine 5% du total des acheteurs, et que son poids ne cesse de diminuer depuis cinq ans.

Trois fois plus vite

Selon une étude que vient de publier l’Insee, les prix de l’immobilier ont augmenté trois fois plus vite que les revenus entre 1998 et 2010. Au cours de cette période,précise Batiactu le 17 mai, « la hausse des prix des logements anciens a augmenté de 141%, alors que le revenu n’a connu qu’une croissance positive de 43%. En revanche, les loyers n’ont augmenté en moyenne que de 33% sur la période étudiée ». Pourtant, souligne Le Monde, « selon l’Insee, l’envolée des prix de l’immobilier en France ces dernières années semble davantage liée à la pénurie d’offre qu’à la spéculation financière ». Pour l’Institut, il n’y a donc pas lieu de parler de « bulle ». Selon son directeur général, Jean-Philippe Cotis, cité par l’Express.fr, le ratio prix/valeur locative tient notamment à « une relative modestie des loyers, qui sont encadrés dans notre pays ».

Un peu moins vite

Les taux des crédits immobiliers poursuivent la lente remontée entamée au début de l’année, mais un peu moins vite que les mois passés. « Quand nous enregistrions des hausses comprises entre 0,10 % et 0,15 % en mars, nous notons pour le mois d’avril des hausses ne dépassant pas 0,10 % sur les taux moyens », note le courtier Empruntis sur le site  internet du Nouvel Observateur. Les écarts entre régions se creusent à nouveau, constate toutefois La Tribune : « le taux consenti pour un emprunt sur 20 ans s’établit à 4,30% contre 4,20% le mois précédent, en moyenne nationale, ainsi qu’en Ile-de-France, et dans la région Ouest. Il se hisse un peu au dessus dans la région Nord et en Méditerranée : 4,35%. Tandis qu’il culmine à 4,40% en région Rhône Alpes et région Est. »

 

Source : FNAIM le 23-05-2011



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